Tout savoir sur le handicap cognitif

Handicap cognitif : définition, causes et accompagnement

Le handicap cognitif comprend divers troubles affectant les fonctions cognitives nécessaires à la compréhension, à l’apprentissage, à la communication et à l’autonomie. Il est souvent invisible et peut concerner des enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, et résulter de causes très diverses. Il s’agit de bien accompagner les personnes en situation de handicap et de favoriser leur inclusion sociale, scolaire et professionnelle. Des associations et fondations comme l’Ordre de Malte se mobilisent pour aider les personnes ayant des troubles cognitifs et favoriser leur inclusion.

 

Qu’est-ce que le handicap cognitif ?

Définition du handicap cognitif

Le handicap cognitif est une altération durable du fonctionnement lié à une atteinte du cerveau ou du système nerveux. Il peut toucher une ou plusieurs fonctions telles que l’attention, la mémoire, le raisonnement, le langage, les fonctions exécutives (planification, organisation, prise de décision), la mémorisation ou encore les apprentissages. Ces troubles peuvent apparaitre dès la naissance, au cours du développement de l’individu, ou survenir plus tard à la suite d’une maladie, d’un accident ou du vieillissement. Selon les personnes, il peut induire des difficultés légères ou des atteintes sévères nécessitant un suivi constant.

©OrdreDeMalteFrance

 

Quelle différence entre handicap cognitif, mental et psychique ?

Le handicap cognitif concerne principalement les mécanismes de traitement de l’information (attention, mémoire, langage, raisonnement). Le handicap mental qui comprend une déficience intellectuelle se caractérise par une limitation globale des capacités intellectuelles et des capacités d’adaptation. Quant au handicap psychique, il est lié à des troubles psychiatriques (ex : schizophrénie, troubles bipolaires, dépression sévère…) qui affectent le comportement, les émotions et les relations sociales, et n’a pas forcément d’impact sur l’intelligence. Ces handicaps peuvent coexister.

Ce que dit la loi du 11 février 2005

Selon la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, le handicap est défini comme une limitation d’activité ou une restriction de participation à la vie en société, subie dans l’environnement. Le handicap cognitif est pleinement reconnu par la loi, qui prévoit des mesures de compensation, un accès à la scolarisation, à la formation, à l’emploi et à un accompagnement adapté tout au long de la vie.

 

Quelles sont les causes du handicap cognitif ?

Les troubles du neurodéveloppement (TND)

Les troubles du neurodéveloppement apparaissent globalement dès l’enfance. Ils incluent notamment : les troubles dys (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysphasie), le TDAH (Trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité), les troubles du spectre de l’autisme, certaines formes de déficience intellectuelle ou de syndromes génétiques comme la trisomie. Ces troubles peuvent affecter les apprentissages, le relationnel, l’attention ou la motricité.

Un handicap cognitif peut également résulter de causes acquises, telles qu’un traumatisme crânien, accident vasculaire cérébral (AVC), certaines formes d’épilepsie, des lésions cérébrales consécutives à un accident ou à une pathologie. Ces atteintes peuvent entraîner des séquelles neuropsychologiques durables.

Certaines maladies entraînent une évolution progressive des troubles cognitifs, notamment la maladie d’Alzheimer et les démences apparentées, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques. Ces pathologies touchent davantage les personnes âgées et nécessitent un accompagnement médical et médico-social spécifique. L’Ordre de Malte a une attention particulière pour les personnes fragilisées par ces troubles du fait de la maladie. 

 

Quels sont les différents types de handicap cognitif ?

Les troubles dys sont des troubles spécifiques des apprentissages. Ils peuvent affecter la lecture, l’écriture, le calcul ou la coordination motrice, sans lien avec le niveau d’intelligence. Le TDAH se caractérise par des difficultés d’attention, d’organisation et de concentration. Elles sont parfois associées à une hyperactivité et une impulsivité. Les Troubles du spectre autistique ont des particularités cognitives, des difficultés de communication et d’interactions sociales. Le niveau de fonctionnement intellectuel est très variable selon les personnes. Il y a des troubles cognitifs acquis et évolutifs qui sont consécutifs à une atteinte neurologique, un traumatisme, une maladie ou le vieillissement cérébral.

 

Quelles sont les conséquences du handicap cognitif au quotidien ?

Il peut y avoir un impact sur la scolarité et les apprentissages. Chez l’enfant, le handicap cognitif peut entraîner des difficultés scolaires, nécessitant des aménagements pédagogiques, un accompagnement spécialisé et une scolarisation adaptée.
Ce peut avoir aussi un impact sur l’insertion professionnelle. À l’âge adulte, il peut compliquer l’accès à l’emploi, le maintien dans le poste ou l’évolution professionnelle. Des dispositifs spécifiques permettent de favoriser l’insertion et l’emploi accompagné. Un impact significatif sur l’autonomie et la vie sociale est en outre constaté. Les troubles cognitifs peuvent affecter la gestion du quotidien, les relations sociales, la compréhension des situations et l’estime de soi, surtout lorsque le handicap est invisible.

 

Comment faire reconnaître un handicap cognitif en France ?

La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) est l’organisme chargé d’évaluer la situation de handicap et d’ouvrir l’accès aux droits et aux aides.  La reconnaissance du handicap par la MDPH permet une évaluation officielle de la situation. La démarche consiste à déposer un dossier auprès de l’organisme, comprenant le formulaire de demande, un certificat médical et, si possible, un projet de vie. La MDPH évalue la situation et les besoins de la personne, puis transmet le dossier à la commission compétente. Selon la décision rendue, il y a des aides, prestations et dispositifs d’accompagnement favorisant l’autonomie et l’inclusion sociale et professionnelle.
Il y a aussi l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés), la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) et la RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé).

 

Comment accompagner une personne atteinte d’un handicap cognitif ?

Différentes solutions sont préconisées pour aider une personne fragilisée par ce handicap. L’accompagnement repose sur la rééducation, la remédiation cognitive, la stimulation cognitive, l’adaptation de l’environnement et les aides techniques visant à compenser les difficultés.
Les associations et fondations jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des personnes handicapées et le soutien aux familles. L’Ordre de Malte gère différents EHPAD en France qui ont une approche spécifique pour les personnes fragilisées par les troubles cognitifs du fait de la maladie d’Alzheimer notamment avec une attention particulière portée à la qualité de vie et au maintien du lien social. Il s’agit aussi de stimuler les capacités cognitives, physiques et émotionnelles (ateliers, activités adaptées, routines sécurisantes) des résidents. La maladie d’Alzheimer affecte profondément l’entourage, aussi, il est donc important d’avoir un contact régulier avec les aidants familiaux. 

Il est globalement déterminant de reconnaître les difficultés invisibles rencontrées au quotidien pour les personnes ayant un handicap cognitif. Cela passe par l’adaptation de l’environnement, des repères simples et des outils compensatoires favorisant l’autonomie. Le travail avec les familles et les aidants garantit une prise en charge cohérente et durable.

 

Comment la Fondation de l’Ordre de Malte s’engage-t-elle ?

La Fondation Française de l’Ordre de Malte soutient les actions en faveur des personnes en situation de handicap, notamment celles présentant des troubles cognitifs. Elle agit à travers des établissements et services sanitaires et médico-sociaux, des structures d’accueil, de soins et d’accompagnement de l’Ordre de Malte dans le respect de la dignité et de la personne.
La Fondation a par ailleurs apporté son soutien à la maison de retraite des Sœurs Augustines de Versailles dont la vocation hospitalière y a encouragé l’accueil des pensionnaires âgés et dépendants depuis 1843. La Fondation a contribué à un projet innovant porté pour améliorer le parcours de soin des résidents ayant besoin d’être particulièrement stimulés. L’établissement peut ainsi améliorer le parcours de soins contenant des activités et stimulations pour qu’à chaque stade de la maladie ou de la dépendance, la personne ne souffre pas de solitude ou d’appauvrissement sensoriel.

 

FAQ : Questions fréquentes sur le handicap cognitif

Quels sont les 3 types de troubles cognitifs ?

Les troubles du neurodéveloppement, les troubles acquis et les troubles évolutifs.

Quels sont les symptômes d’un handicap cognitif ?

Difficultés d’attention, de mémoire, de langage, de raisonnement, d’organisation ou d’apprentissage.

Le handicap cognitif est-il un handicap invisible ?

Oui, dans de nombreux cas, il ne se voit pas extérieurement.

Handicap cognitif : à partir de quel âge peut-il être diagnostiqué ?

Dès l’enfance pour les troubles développementaux, ou plus tard selon la cause.

Peut-on guérir d’un handicap cognitif ?

Il n’existe pas toujours de guérison, mais un accompagnement adapté permet d’améliorer significativement la qualité de vie.

 

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