Accompagnement des personnes âgées

Accompagnement des personnes âgées : solutions, aides et engagement

Selon une étude publiée en 2025 des Petits Frères des Pauvres/CSA relayée sur le site info.gouv.fr, 750 000 personnes âgées de plus de 60 ans en France vivent en situation de « mort sociale », c’est-à-dire sans contact régulier avec leur famille, leurs amis, leurs voisins ou des associations. C’est + 42 % en 4 ans, + 150 % en 8 ans. Et ce chiffre pourrait grimper à 1 million d’ici 2030, avec le vieillissement de la population. Il s’agit de distinguer la solitude choisie de l’isolement subi. Certaines personnes âgées souhaitent se retirer davantage et avoir une vie plus solitaire, sans pour autant être isolées socialement. Quant à l’isolement subi, il concerne des personnes âgées confrontées à des ruptures imposées telles que : veuvage, éloignement familial, perte d’autonomie, problèmes de santé ou précarité. Cette forme d’isolement génère un profond sentiment de solitude et une souffrance morale sur le long terme.

©centre Roquetaillade – crédit Florian Garcia/ OrdredeMalteFrance

Le vieillissement de la population transforme véritablement la société. De plus en plus de personnes âgées, parfois dépendantes, handicapées ou en perte d’autonomie, ont besoin d’un accompagnement adapté pour continuer à vivre dignement. Ce suivi se fait via forme une aide à domicile, de services à la personne, de soins infirmiers, d’un soutien social ou d’un engagement bénévole. Il est nécessaire d’apporter des solutions à une problématique majeure d’action sociale et de solidarité. Accompagner une personne âgée revêt divers enjeux car il faut répondre à des besoins matériels mais également sociaux qu’il faille préserver la vie sociale, lutter contre l’isolement, soutenir les proches aidants. Le maintien à domicile le plus longtemps possible est privilégié.  Les associations et fondations comme l’Ordre de Malte en France, jouent alors un rôle déterminant aux côtés des acteurs publics dans cet accompagnement global.

 

Qu’est-ce que l’accompagnement des personnes âgées ?

Définition et périmètre de l’accompagnement

L’accompagnement des seniors recouvre l’ensemble des actions visant à soutenir une personne âgée dans sa vie quotidienne, lorsque l’âge, la maladie, une situation de handicap ou une hospitalisation fragilisent son autonomie. Ce peut être un service d’aide à domicile, de soins à domicile, d’un accompagnement administratif ou d’un soutien relationnel. Cet accompagnement concerne aussi bien les personnes âgées autonomes, qui ont besoin d’une aide ponctuelle, que les personnes âgées dépendantes, nécessitant une assistance régulière pour les actes essentiels de la vie.

 

À qui s’adresse l’accompagnement ?

L’accompagnement s’adresse aux personnes âgées vivant seules, personnes âgées ou handicapées confrontées à une perte d’autonomie, personnes handicapées vieillissantes, personnes âgées en sortie d’hospitalisation, familles et proches aidants en besoin de relais.
Il concerne aussi bien une personne âgée à domicile qu’une personne âgée dépendante vivant en établissement.

Accompagnement à domicile ou en établissement : quelle différence ?

L’accompagnement à domicile vise à encourager le maintien à domicile grâce à des services à la personne : aide-ménagère, auxiliaire de vie, portage de repas, soins infirmiers, repas à domicile, accompagnement social. En établissement (Ehpad, résidence autonomie), l’accompagnement est collectif et médicalisé. La personne âgée bénéficie des soins médicaux et paramédicaux adaptés à son état de santé. La plupart des Ehpad sont généralistes et peuvent héberger plusieurs malades d’Alzheimer, mais certains sont spécialisés dans la prise en charge de cette maladie. L’Ordre de Malte gère ainsi quelques établissements qui prennent en charge des résidents âgés touchées par des troubles moteurs ou atteints de pathologies ou de troubles comme la maladie d’Alzheimer, qui ont alors perdu leur autonomie.

 

Quels sont les besoins concrets d’une personne âgée au quotidien ?

Les actes essentiels : lever, toilette, repas, mobilité

Les actes essentiels constituent le cœur de l’accompagnement : aide au lever et au coucher, toilette et hygiène, préparation des repas ou repas à domicile, aide à la mobilité et prévention des chutes. Les auxiliaires de vie, aide-ménagères et infirmiers sont centraux dans ces tâches du quotidien, notamment pour les personnes dépendantes ou en situation de handicap.

Le soutien psychologique et la lutte contre l’isolement

L’isolement social est l’un des risques majeurs du grand âge. Maintenir une vie sociale active contribue à prévenir la dépression et la perte d’autonomie. Les visites à domicile, les activités collectives, le portage de repas avec présence humaine, ou l’engagement associatif permettent de rompre la solitude des personnes âgées.

L’accompagnement administratif et les démarches

Les démarches administratives peuvent devenir complexes avec l’âge : demandes d’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), relations avec le conseil départemental, la CCAS (Caisse Centrale d’Activités Sociales), les caisses de retraite, ou les services de santé.
Un accompagnement administratif permet à la personne âgée d’accéder à ses droits et aux aides financières disponibles. Des associations se mobilisent pour aider les personnes âgées notamment sur le plan numérique car de plus en plus de démarches se font aujourd’hui en ligne.

 

Quelles aides financières pour accompagner une personne âgée ?

L’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie)

L’APA est la principale aide publique pour les personnes âgées en perte d’autonomie. Versée par le conseil départemental, elle finance partiellement l’aide à domicile, les auxiliaires de vie, le portage de repas, certains services d’aide. L’APA est attribuée en fonction du niveau de dépendance, indépendamment des revenus.

Le crédit d’impôt pour services à domicile

Les dépenses liées aux services à la personne (aide-ménagère, auxiliaire de vie, portage) ouvrent droit à un crédit d’impôt, facilitant l’accès à l’accompagnement à domicile pour les seniors. Le crédit d’impôt pour services à domicile permet ainsi aux particuliers de récupérer 50 % des dépenses engagées pour ces services. ll s’applique que l’on soit imposable ou non : si le crédit dépasse l’impôt dû, l’excédent est remboursé par l’administration fiscale.

Les aides des CCAS et des caisses de retraite

Les CCAS (centres communaux d’action sociale) et les caisses de retraite proposent des aides complémentaires : aide-ménagère, soutien financier ponctuel, accompagnement social ou prévention de la perte d’autonomie. Le CCAS est le premier interlocuteur des seniors au niveau local, rattaché à la mairie, pour l’information et l’accès aux droits sociaux. Il accompagne les personnes âgées dans leurs démarches administratives et l’ouverture d’aides comme l’APA, l’ASH ou les aides au maintien à domicile.

 

Qui peut accompagner une personne âgée ?

La famille et les proches aidants

Les proches aidants jouent un rôle central dans l’accompagnement des personnes âgées dépendantes. Ils assurent souvent une présence quotidienne, mais peuvent s’épuiser sans soutien adapté. Souvent dans les premiers aidants, la famille contribue directement au maintien à domicile et au bien-être des personnes en perte d’autonomie. Cet engagement, reconnu par les pouvoirs publics, est central pour préserver le lien social et l’autonomie des aînés

Les professionnels de l’aide à domicile

Les professionnels de l’aide à domicile accompagnent les personnes âgées dans les gestes essentiels de la vie quotidienne (hygiène, repas, déplacements, entretien du logement), directement à leur domicile. Par leur intervention régulière, ils contribuent au maintien de l’autonomie, à la sécurité et à la qualité de vie des personnes en perte d’autonomie. Ils apportent aussi un soutien moral et un lien social, en coordination avec les proches et les services médico-sociaux.

Les bénévoles associatifs : un rôle complémentaire et humain

Les bénévoles interviennent en complément des professionnels. A l’Ordre de Malte, ils s’engagent auprès des personnes âgées pour leur offrir présence, écoute et réconfort, en particulier face à l’isolement et à la perte d’autonomie. Par des visites, des activités adaptées et un accompagnement bienveillant, ils recréent du lien social et redonnent confiance et dignité aux aînés.
Leur action s’inscrit dans la vocation historique de l’Ordre : accueillir, accompagner et servir les plus fragiles, sans distinction.

 

Comment les associations accompagnent-elles les personnes âgées ?

Visites à domicile, maraudes, activités collectives

Les associations développent des actions de proximité : visites à domicile, appels réguliers, activités collectives mais aussi des maraudes. L’Ordre de Malte déploie en France des maraudes sociales, pédestres ou véhiculées, menées par des bénévoles formés, en lien étroit avec le Samu social (115).
Ces maraudes permettent d’aller à la rencontre des personnes en grande précarité, parmi lesquelles de nombreuses personnes âgées vivant à la rue.

Comment la Fondation de l’Ordre de Malte s’engage-t-elle ?

La Fondation Française de l’Ordre de Malte s’inscrit dans une longue tradition d’accompagnement des personnes vulnérables. Elle soutient de nombreux projets conduits par l’association Ordre de Malte France au secours des personnes âgées sur le plan sanitaire et social.  Il peut s’agir d’actions en faveur des plus démunis dans la rue, comme des dispensaires ou d’épiceries solidaires qui accueillent des personnes âgées en situation de grande précarité notamment.
La Fondation incarne la mission de l’Ordre de Malte qui place la dignité de toute personne humaine au cœur de sa mission, de la naissance jusqu’à la fin de vie. À travers ses actions médicales, sociales et humanitaires, l’Ordre de Malte défend une vision de la vie respectée, protégée et soutenue dans toutes ses fragilités. La Fondation accompagne divers projets en faveur des personnes âgées vulnérables comme celui de la maison de retraite des Sœurs Augustines de Versailles dont la vocation hospitalière y a encouragé l’accueil des pensionnaires âgés et dépendants depuis 1843. La Fondation Française de l’Ordre de Malte a financé le déploiement d’un outil innovant porté par l’Association Saint Augustin pour améliorer le parcours de soin des résidents ayant besoin d’être particulièrement stimulés. La maison des Augustines répond au besoin grandissant d’accueillir des personnes de plus en plus dépendantes et souvent porteuses d’une maladie neurodégénérative. 

 

Comment s’engager pour accompagner les personnes âgées ?

Devenir bénévole auprès des seniors

S’engager comme bénévole permet d’apporter une présence humaine essentielle : visites, accompagnement, soutien moral. Le bénévole devient un pilier complémentaire des services d’aide professionnels. Pour devenir bénévole à l’Ordre de Malte, il faut se rendre sur le site officiel et de remplir le formulaire « Devenir bénévole ». On peut contacter la délégation locale
la plus proche de chez soi. Les missions proposées sont variées et modulables (maraudes, visites, secourisme, soutien de proximité), avec possibilité de formation si nécessaire. L’engagement est accessible à tous, ponctuel ou régulier, et s’adapte à chaque parcours.

 

Faire un don pour soutenir l’accompagnement

Les dons et biens recueillis par la Fondation Française de l’Ordre de Malte contribuent à financer des projets solidaires en faveur des plus vulnérables comme les personnes âgées. Son statut de fondation reconnue d’utilité publique depuis 1994 lui permet de bénéficier d’une dotation financière pérenne qui lui garantit la continuité de son action. Par ailleurs, ce statut lui permet de mettre à disposition des donateurs de nombreux avantages fiscaux, notamment en ce qui concerne l’IFI/IR, mais aussi en matière de legs et de donation temporaire d’usufruit (fondationordredemalte.org).

 

FAQ : Questions fréquentes sur l’accompagnement des personnes âgées

Comment accompagner une personne âgée à domicile ?

L’accompagnement à domicile repose sur la combinaison de services à la personne, de soins infirmiers, d’aide administrative et de soutien relationnel, avec pour objectif le maintien à domicile.

Quelles aides pour financer l’accompagnement d’un senior ?

Plusieurs aides sont possibles. Les principales sont l’APA, le crédit d’impôt, les aides du CCAS, des caisses de retraite et certaines aides locales.

Quelle différence entre aide à domicile et accompagnement bénévole ?

L’aide à domicile est assurée par des professionnels pour les actes essentiels et les soins. L’accompagnement bénévole agit sur la vie sociale, la présence et l’écoute. Ces soutiens se veulent complémentaires.

Comment devenir accompagnateur de personnes âgées ?

Il est possible de devenir auxiliaire de vie, aide-ménagère, infirmier à domicile, selon son projet et ses compétences auprès des personnes âgées. Un bénévole associatif peut également accompagner les aînés en fonction de son engagement.

 

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